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Quand les policiers de Fantôme 509 défrayent la chronique !

Au moment où tous les esprits sont tournés vers le coronavirus, les policiers regroupés au sein de Fantôme 509 ont semé la panique le lundi 27 avril 2020. Sur les réseaux sociaux, le mercredi 22 avril en cours, des policiers de la 29e et de la 30e promotion annoncent qu’ils vont manifester le lundi 27 avril en compagnie des policiers de Fantôme 509 pour n’avoir pas reçu leurs émoluments depuis leur entrée en fonction. Vingt-quatre heures plus tard, le gouvernement annonçait que les chèques de ces deux promotions étaient disponibles et seraient acheminés au service compétent de l’institution policière. Cette mise au point du gouvernement sur la question salariale tombait d’aplomb pour bloquer la manifestation des policiers.

Sur les réseaux sociaux, l’annonce de la manifestation a été maintenue par les organisateurs, un jour auparavant. Les policiers de Fantôme 509 n’en ont cure des dispositions prises par le gouvernement pour permettre aux policiers de ces deux promotions d’obtenir leurs chèques. Sur fond de menaces et d’intimidation, certains en uniforme et d’autres en T-shirt et jeans se sont attaqués au bureau de l’Office national d’assurance (ONA) situé non loin du point de rassemblement. Les fonctionnaires de cet organe de sécurité sociale ont été forcés de vider les lieux. Encagoulés et certains munis d’armes de poing et d’autres d’armes lourdes, en compagnie d’une bande de rara pour créer l’animation, les policiers de Fantôme 509 ont semé la pagaille sur leur passage en différents endroits. Avant de pénétrer de force dans la cour du ministère de l’Economie et des Finances, ils ont bloqué la circulation sur plusieurs artères au moyen de barricades de pneus enflammés. Quatre véhicules sont partis en fumée dans la cour du ministère de l’Economie et des Finances. Armes au poing, ils imposent leur volonté après avoir commis leur forfait sans aucune forme d’inquiétude.

Il est assez difficile de percer le mystère de ces policiers regroupés au sein de Fantôme 509. Depuis plusieurs mois, ce groupe s’affirme. Dans les premières manifestations des policiers afin de créer un syndicat pour défendre leurs intérêts, il n’y avait pas d’actes de violence. Il n’y avait pas non plus d’actes répréhensibles. Les policiers revendiquaient de meilleures conditions de vie. S’agissant de ce groupe avec un nom imaginaire et provocateur, il n’y a pas lieu de parler de syndicat. Il a peut être des objectifs inavoués et inavouables. Depuis les premières manifestations des policiers pour la création du Syndicat de la Police nationale d’Haïti, certains d’entre eux, encagoulés, voulaient investir la Direction générale de la Police nationale d’Haïti. A chaque manifestation, il y avait toujours des policiers encagoulés qui s’attaquaient aux entreprises publiques. Cette volonté de Fantôme 509 de s’attaquer aux biens meubles et immeubles de l’Etat peut être perçue comme une forme de déstabilisation du pays.

Ce groupe peut-il être considéré comme une menace pour la hiérarchie de l’institution policière, pour le gouvernement et pour la société en général ? Comment l’institution va-t-elle se débarrasser de ces policiers qui bénéficient du soutien des patrouilles qui assurent la sécurité dans les différentes manifestations ?

lbonneau@lenouvelliste.com

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