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PNH : l’inspecteur général Carl Henry Boucher remis en liberté après les critiques dévastatrices du Premier ministre Jouthe

Après environ trois semaines en isolement à l’Inspection générale de la police, l’inspecteur général Carl Henry Boucher a été remis en liberté ce jeudi 1er avril, a confié au Nouvelliste l’un de ses avocats, Me David Lafortune. Cette libération intervient 24 heures après que le Premier ministre Joseph Jouthe – qui fait aussi office de président du Conseil supérieur de la police nationale (CSPN)- eut reconnu qu’il y a eu des erreurs tactiques et des rétentions d’informations lors de l’opération du 12 mars dernier à Village-de-Dieu qui a coûté la vie à au moins quatre policiers. L’un étant encore porté disparu, selon les informations fournies par le Premier ministre lui-même.

« Vous êtes avisé que la mesure d’isolement prise à l’encontre de l’inspecteur général, Carl Henry Boucher, matricule 95-01-01-00018, est par la présente levée », a écrit l’inspecteur général en chef de la police nationale, Frantz Jean-François au responsable de la sécurité du bâtiment de l’IGPNH ce jeudi 1er avril 2021.

Me David Lafortune, l’un des avocats de l’inspecteur général Carl Henry Boucher, a confirmé au Nouvelliste l’authenticité de cette correspondance et souligné que M. Boucher est actuellement chez lui. Cependant, Me Lafortune a souligné que le haut gradé de la police reste à la disposition de l’Inspection générale pour les suites de l’enquête.

Cette décision de l’Inspection générale intervient 24 heures après des déclarations du chef du Conseil supérieur de la police nationale (CSPN) en conférence de presse mercredi 31 mars 2021. Le Premier ministre Joseph Jouthe a admis qu’il y a eu des erreurs stratégiques dans l’opération après lecture du rapport sur le dossier émanant du ministère de la Justice. « Je me suis rendu compte qu’il y avait des ordres qui n’ont pas été donnés à temps ce qui a poussé les policiers à tomber dans le piège. Beaucoup de consignes de la chaîne de commandement n’avaient pas été appliqués à la lettre sur le terrain », a rapporté le chef du gouvernement.

Il y a eu de la rétention d’informations et des gens n’ont pas communiqué les informations à temps, a indiqué M. Jouthe sans citer de noms.  L’équipe qui devait secourir les policiers en difficulté n’est pas arrivée à temps, a-t-il ajouté, soulignant que parmi les 21 policiers impliqués dans l’opération, quatre ont été tués.

Joseph Jouthe a souligné que des drones qui survolaient l’espace de l’opération devaient donner toutes les informations sur ce qui se passait au sol au commandement. « Il y a des gens qui n’avaient pas respecté les consignes et qui avaient fait ce qu’on appelle de la rétention de l’information », a-t-il révélé.

« Selon les informations dont je dispose, le Village-de-Dieu est comme un bunker », a avancé le Premier ministre. Joseph Jouthe a laissé comprendre que tous les blindés impliqués dans l’opération ne devraient pas entrer à Village-de-Dieu. Le chef du CSPN exige l’approfondissement de l’enquête sur l’opération à  Village-de-Dieu afin, a-t-il dit, de fixer les responsabilités et de punir les coupables.

Ce qui s’est passé le 12 mars dernier à Village-de-Dieu « sont des incidents extrêmement regrettables », a affirmé le Premier ministre. Plusieurs policiers ont été tués au cours de l’opération à Village-de-Dieu et un autre porté disparu, a affirmé de façon ambiguë Joseph Jouthe. « L’opération à Village-de-Dieu a été bien planifiée sur les plans de l’information, de la tactique et de l’intelligence. Toutes les conditions étaient réunies pour résoudre le problème de Village-de-Dieu une fois pour toute », a indiqué le chef du CSPN.

Il ne doit pas y avoir de récupération politique avec la mort des policiers dans cette zone contrôlée par des bandits armés, a exhorté le chef de la Primature. Joseph Jouthe a appelé les policiers à sérénité et de continuer à servir la population.

Georges Renois Vivender, Désilus Wislet, Eugène Stanley, Ariel Poulard ces quatre policiers ont été tués à Village de Dieu dans l’exercice de leur fonction le 12 mars dernier. Trois semaines après, les corps de ces policiers sont toujours en possession des bandits. Le flou demeure sur la situation du policier Lucdor Pierre qui participait aussi à cette opération. Des autorités gouvernementales parlent de sa mort, d’autres parlent de disparition.

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