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Haïti-Crise : Le RNDDH dresse un bilan alarmant dans les centres carcéraux du pays

Dans un rapport publié sur la situation socio-politique du pays au cours du mois d’octobre 2019, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) après  une tournée dans 17 centres de détention du pays ainsi que dans 3 commissariats convertis en prison du 15 au 31 octobre 2019 a permis a relevé que depuis plus de 4 mois, la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP) a du mal à renouveler les stocks de nourriture de certaines prisons et que les frais de condiments, acheminés irrégulièrement, ont été réduits pour certaines prisons et coupés pour d’autres.

Le RNDDH souligne que depuis le 16 septembre 2019, dans 3 prisons de Port-au-Prince, de Croix-des-Bouquets et de Cabaret, les stocks de nourriture ne sont renouvelés que pour 2 à 3 jours alors que  les prisons de Hinche, de Grande Rivière du Nord, du Cap-Haïtien, de Jacmel, d’Anse-à-Veau, des Cayes, de Jérémie, de Port-de-Paix et de Saint-Marc n’ont reçu aucune nourriture de la DAP. L’organisation de droits humains indique que les prisonniers ont pu recevoir de la nourriture grâce à l’intervention de certains citoyens et de certaines organisations caritatives.

Selon les informations fournies par le réseau de défense des droits humains, la prison civile de Mirebalais, a reçu de la nourriture de la DAP les 25 octobre et 2 novembre 2019. A l’exception de CERMICOL et à Saint-Marc, les détenus ne reçoivent qu’un repas par jour, en quantité et en qualité réduite. En outre, le RNDDH informe que le gaz propane étant épuisé, c’est le charbon de bois et le feu de bois qui sont utilisés pour la cuisson des aliments.

Plusieurs prisons se sont pas alimentées en eau fait remarquer le rapport du RNDDH. En raison de l’inaccessibilité des routes, les stocks de médicaments ne sont pas renouvelés par la DAP a révélé l’organisation de Droits humains. Une situation qui est extrêmement alarmante et pourrait causer de graves problèmes de santé.

“Les détenus qui ne se sentent pas bien ne peuvent même pas recevoir un analgésique pour un mal de tête alors qu’ils ne sont plus acheminés dans les centres de santé ou les hôpitaux lorsque leurs cas dépassent les compétences du personnel médical sur place” peut on lire dans ce rapport soulignant au passage que les kits hygiéniques ainsi que les produits et matériels de nettoyage ne sont pas renouvelés.

Le réseau nationale de défense de Droits indique que depuis l’opération de verrouillage actuellement en cours, les prisons ont provisoirement mis fin aux visites des parents et le temps de récréation est réduit ou carrément éliminé des activités journalières, les activités de formation également bloquées. L’appareil judiciaire étant aussi affecté par la situation générale du pays, les activités judiciaires sont paralysées.

“Seuls 465 détenus représentant 5.42 % de la population en attente de jugement, ont bénéficié d’un ordre d’extraction judiciaire émanant des juges d’instruction en charge de leurs dossiers et de certains parquetiers. Et, en violation des droits aux garanties judiciaires, les audiences criminelles sans assistance de jury organisées généralement en fin d’année, ne sont pas à date, planifiées” révèle le RNDDH.

Le Réseau national de défense des Droits humains estime très préoccupante la situation des centres carcéraux du pays et recommande aux autorités étatiques et pénitentiaires de tout mettre en œuvre pour répondre aux besoins des prisons.

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